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La religion dans la finance : risques, marketing ou réalité ?

conference Neurofinde-Sorbonne
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Détails de l'événement


La religion dans la finance : risques, marketing ou réalité ?

le Mercredi 10 février a la Sorbonne à 18h

 

avec Frederic Baule , CEDRAC et Labex REFI

Pierre Charles Pradier , Université Panthéon Sorbonne, department d’économie et Labex REFI

Edouard Fernandez Bollo , sécrétaire general ACPR ( autorité de contrôle prudential et de resolution)

Nicolas Hardy, Analyste Financier, Standart and Poors

 

 

On cite souvent Malraux pour affirmer que le vingt-et-unième siècle « sera religieux ou ne sera pas » : ce qui semble donner un sens à la résurgence du religieux dans l’actualité.

Mais les événements récents ne font pas oublier la crise financière, et une simple recherche google montre que la religion (avec 561 millions de pages) a bien moins de surface médiatique que la finance (1,27 milliards de pages) ou même la banque (bank : 1,89 milliards de pages). Alors, peut-on considérer religion et finance comme des entités concurrentes ? On connaît les thèses de Max Weber sur la relation entre protestantisme et développement du capitalisme, mais  peut-on se demander si aujourd’hui certaines religions sont plus « finance friendly » ? Ou si les religions  ont sur la finance un discours  de jugement (une « éthique de surplomb ») ou plutôt pragmatique (une « éthique de l’action »).

Pour illustrer ces interrogations, nous aurons deux exemples concrets : les fonds à sensibilité religieuse et les établissements bancaire à caractère confessionnel.

Les fonds à sensibilité religieuse sont devenus très visibles avec la mode de la finance dite islamique, laquelle repose sur des instruments spécifiques mais aussi sur la désignation par les agences spécialisées d’actifs compatibles. FTSE et Standard and Poors ont ainsi des indices shariah qui permettent de construire des fonds ou de choisir des titres. Standard and Poors a de plus lancé en août 2015 un catholic values index. Comment ces indices sont-ils construits ? Intéressent-ils vraiment les croyants ou faut-il les comprendre d’abord comme une opération marketing ? Ne posent-ils pas les problèmes classiques des approches en termes de responsabilité sociales des entreprises (en particulier, offrir des critères simples pour apparaître « propre » et faire ainsi oublier des activités controversées) ?

Pour les établissements financiers., les choses sont plus complexes : unerégulation plus étroite, mais parfois une double régulation : de la part du superviseur national d’une part et d’une autorité religieuse d’autre part. Si les autorités sont distinctes ( comme par exemple en Malaisie…)  il existe un risque de conflit. Comment est-il réglé concrètement ?

En France, aucune banque religieuse n’a reçu d’agrément, qu’en est il actuellement de la position des régulateurs et sur quells critères de confiance ou de fiabilité se basent il ?

pour les inscriptions, contacter désormais la chaire d’économie de La Sorbonne

 

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